Prothèses auditives : comment ça marche ?

Publié le
lundi 10 mars 2014
Modifié le
mardi 20 juin 2017
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Laura Ducnis explique
  • Prothèses auditives : comment ça marche ?
  • Prothèses auditives : quels sont les différents appareils sur le marché ? Dans quels cas sont-ils indiqués ? Comment fonctionnent-ils ? Surdi Info fait le point.

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Il existe différents types de prothèses auditives. Celles qui sont adaptées aux surdités de perception fonctionnent par conduction aérienne du son : parmi celles-ci, les prothèses dites « contour d'oreille » sont les plus répandues, mais il existe aussi les prothèses intra-auriculaire, dont la caractéristique est leur miniaturisation qui les rend très discrètes. Les prothèses proposées pour compenser les surdités de transmission fonctionnent quant à elles par conduction osseuse, et sont généralement désignées par leur acronyme anglo-saxon BAHA (bone anchored hearing aid, ou prothèse auditive à ancrage osseux).

 

 

 

Prothèses par conduction aérienne du son

 

Principe général de fonctionnement

 

Les sons de l'environnement sont captés par le microphone, puis transformés par un microprocesseur qui se trouve à l'intérieur de la coque. La modification du son s'effectue par fréquences, et demande un travail de réglage de la part de l'audioprothésiste. Une fois amplifié et transformé, le son est transmis dans l'oreille par un écouteur.

 

 

Les prothèses dites "contour d'oreille"

 

 

Ce type de prothèses est fréquent. 

Leur particularité est d'être constituée d'un élément placé derrière l'oreille (la coque) qui contient principalement le microphone, les piles, et parfois d'autres fonctionnalités, relié par un coude jusqu'à l'embout auriculaire placé dans l'oreille.

Ces prothèses ont de multiples déclinaisons qu'elles soient techniques et/ou esthétiques.


Ces appareils sont souvent privilégiés pour les enfants pour leur stabilité sur l'oreille, et pour les personnes âgées pour leur facilité de manipulation.

 

 

 

Les prothèses dites "intra-auriculaires"

 

Certaines personnes, pour des raisons pratiques ou esthétiques, optent pour des prothèses auditives plus discrètes, qui tiennent entièrement dans le pavillon, le « creux de l'oreille ». Ces prothèses sont ainsi dites « intra-auriculaires ». Leur principe de fonctionnement est le même que celui des prothèses "contour d'oreille", mais la miniaturisation permet que tout prenne place dans un petit volume.

 

 

Le travail de l'audioprothésiste

 

Au moment de la délivrance de prothèses, l'audioprothésiste effectue un réglage en tenant compte des caractéristiques auditives de la personne. Il a ainsi la possibilité d'amplifier et de transformer plus ou moins les différentes fréquences (sons plus ou moins graves ou aigus) selon les besoins. Au-delà de l'appareillage initial, un suivi régulier est nécessaire pour adapter petit à petit les prothèses aux besoins et au confort de la personne sourde ou malentendante.

L'audioprothésiste assure également l'adaptation anatomique des prothèses, en réalisant des moulages du pavillon qui servent ensuite à créer des embouts parfaitement adaptés.

 

 

Prothèses par conduction osseuse

 

 

En cas de surdité de transmission ou de surdité mixte, l'appareillage par voie aérienne ne peut pas être proposé car l'oreille externe et/ou l'oreille moyenne ne transmettent pas l'information sonore (les vibrations de l'air).

L'idée est donc de profiter de la conduction osseuse des sons en installant un petit vibrateur sur la mastoïde qui est l'os du crâne situé derrière le pavillon. Ce vibrateur peut être maintenu par un bandeau, un serre-tête, ou encore des lunettes auditives. Cependant, afin que le vibrateur soit fixé de manière plus stable, il est proposé dans de nombreux cas, de recourir à une prothèse à ancrage osseux, appelée encore BAHA (bone anchored hearing aid) : elle nécessite une opération, effectuée par un chirurgien ORL.

 

BAHA      BAHA : prothèse à ancrage osseux

 

L'appareillage par conduction osseuse se rencontre moins fréquemment que l'appareillage par conduction aérienne.